Comment nos vêtements sont-ils testés ?

L’ouverture aux marchés mondiaux et l’arrivée de textiles de nombreux pays changent notre manière de consommer. Cela doit nous donner à réfléchir sur ce que l’on porte et nous incite à être vigilants notamment envers les normes. Mais quelles sont-elles ? A quels tests nos vêtements sont-ils réellement soumis avant d’atterrir sur les étalages ?

Panel des normes

Les textiles doivent répondre à trois critères majeurs : santé, sécurité, environnementaux.
À cet effet, l’Europe impose à cette industrie de multiples normes ISO. Le secteur du textile doit se soumettre à plusieurs obligations avant de pouvoir proposer un tissu à la commercialisation et obtenir un label de qualité.

On peut citer par exemple : la norme NF qui garantit la résistance, l’imperméabilité, la réaction au feu, le froissement et la sécurité. La norme Okö-Text qui certifie de la non-nocivité du tissu pour la santé. Ou encore les Labels écologiques européens tels que NF environnement et Écolabel qui attestent de produits textiles respectueux de l’écosystème.

Les différents examens appliqués aux textiles

Les analyses vérifient la conformité des couleurs, leur résistance à l’eau et aux frottements. La durabilité, la stabilité et le vieillissement sont mesurés avec précision. Des essais avec la lumière sont également pratiqués. D’autres observent la solidité des étoffes à l’éclatement et à l’étirement jusqu’à la rupture.

Les tests d’abrasion et de boulochage sont mis en œuvre pour déterminer la propension aux bouloches et à l’ébouriffage.  Des microscopes adaptés permettent l’étude et l’analyse des fibres.

Le test du torsiomètre est un autre élément d’exploration qui examine la qualité d’un tissu. Le fils est détordu par la machine et elle fournit de cette façon la valeur de la torsion du fil. L’extensomètre permet de mesurer la stabilité dimensionnelle par des tractions répétées.

Pour aller plus loin dans la recherche, les laboratoires utilisent des perspiromètres pour le contrôle de la résistance des tissus à la transpiration (décoloration).

Le spectocalorimètre permet de comparer les couleurs de différents lots de tissus, il donne des mesures importantes concernant les teintes, la saturation et la clarté. Il vérifie également la blancheur des tissus.

Dans le domaine de la sécurité des textiles, il est appliqué de nombreux essais chimiques et des tests de flammabilité.

Le test de résistance

Ce test réalisé avec un dynamomètre, également appeler banc de traction, permet des mesures de résistance. Le textile accroché verticalement est étiré jusqu’à la rupture. Cette machine sert de même aux tests de compression.

Les essais sont effectués sur trois échantillons. On analyse les valeurs moyennes pour connaître la force, l’allongement, la déformation maximale et l’indice du point de déchirure.
Ces multiples audits pratiqués sur les textiles nous garantissent des labels et des normes ISO, et donc à travers eux, des produits de qualité, avec des spécificités éprouvées. La recherche développe sans cesse des possibilités plus approfondies pour assurer la conformité des vêtements, et des tissus en général.

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Même si à la vue d’un grand nombre de nos vêtements, nous sommes en droit de nous demander si les tests « d’abrasion et de boulochage » sont réellement fiables…

  2. DaveMAUR dit :

    Probablement que les tests sont fiables puisqu’ils sont basés sur des normes ISO ou EN et que des commissions d’experts et de techniciens ont du se pencher sur la question.
    Maintenant il serai intéressant de savoir si le fabricant réalise le test pour vérifier la qualité de son produit. C’est une autre question à mon avis.

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